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LIBRE OPINION
La CENI du RPT ou l'exception togolaise qui confirme la règle de la fraude Version imprimable Votre adresse mail
Écrit par Kodjo EPOU, Washington DC, USA   
21-10-2009

L’histoire de la Commission Electorale Nationale Indépendante du Togo,c’est une histoire qui écoeure.Une histoire qui plonge des millions de togolais dans le dégoût et l’incompréhension.De 1993 à 2005,la CENI a opéré comme une branche exécutive du RPT.Quatre élections présidentielles,quatre désastres résultant des proclamations imaginaires dont seules les marionnettes du pouvoir Sipohon Gaba,Awa Nana,Abalo Pétchélébia et Tchangai Walla en ont le secret.La CENI au Togo,c’est aussi et surtout une histoire de musellement systématique des institutions étatiques.Si ailleurs tout n’est pas parfait,au moins la foi en la démocratie et la volonté de la construire sont manifestes.

Dans le Ghana voisin,le président de l’organe en charge des élections,Dr Kwadwo Affari est un symbole de probité morale.Cet ancien Professeur de Science Po à l’université de Legon dirige avec une intégrité plutôt inhabituelle en Afrique,la Commission Electorale Indépendante de son pays depuis 1992.Son glorieux palmarès force admiration : cinq élections libres et démocratiques sans dérapage militaire,ni processions  funèbres.
 
Au Bénin,l’histoire retiendra pour la postérité comment,avec courage et abnégation, le Professeur Sylvain Nouwatin, président de la CENA ( Commission Electorale Nationale Autonome ) a tenu tête à Mathieu Kérékou qui cherchait à jouer les prolongations au terme de son mandat en 2006.Grâce à cet homme de valeur et à la CENA,les Béninois ont  pu,sans heurts, passer le témoin à Yayi Boni,assurant ainsi la survie de leur démocratie.

Le Libéria,un pays dévasté par des années de guerre civile est certainement sur la trace des rares modèles que compte le continent.Le Chairman du NEC ( National Elections Commission ), James  Fromayan s’est forgé une réputation nationale avec son slogan “notre vote,c’est notre futur”.C’est ce mot d’ordre qui le guide dans sa gestion des affaires électorales qui,dit-il,sont la clé du retour d’un climat de sécurité et de la confiance entre libériens.


En Sierra-Léone,une Dame de caractère, Dr Christiana Thorpe,en sa qualité de présidente de la structure nationale d’organisation des élections se considère comme une veilleuse résolue de l’alternance qu’elle assure avec dignité,honnêteté et transparence.La manière integre dont Christiana Thorpe a organisé le scrutin général de 2007 lui a valu le respect de tous les partis politiques, de la majorité présidentielle comme de l'opposition : elle n'a,en effet,pas hésité à refuser les demandes de redécoupage électoral fantaisiste présentées par le parti majoritaire,et à rappeler à l’ordre la radio du principal parti d'opposition qui s'était lancée dans des campagnes de propagande plutôt irresponsables.


Plus loin,des pays comme  le Botswana,le Mozambique,la Tanzanie peuvent se réjouir d’avoir des Commissions Electorales dont l’indépendance n’est pas un vain mot à la togolaise.Les Botswanais viennent encore d’élire un nouveau parlement qui a designé à son tour le Président de la République.Tellement la démocratie est en marche dans ce pauvre pays enclavé d’Afrique australe que le concept même de fraude électorale n’existe pas dans le langage politique.Conséquemment,le Botswana ( couvert à 70% par le désert Kalahari ) est le seul pays africain qui peut se targuer d’être peu ou pas du tout dépendant des prêts et dons occidendaux.


« La pauvreté, richesse des peuples », avait publié en 1977 l’intellectuel  béninois Albert Tovoédjrè.Les botswanais, par la pratique, nous en donne la preuve depuis 40 ans que chez eux, la pauvreté et la probité morale ne sont pas inconciliables.Doit-on alors envoyer à Gaberone Mr Issifou Taffa Tabiou, le nouveau président de « notre CENI », pour un recyclage intensif de bonne conduite avant Février 2010 ? Faut pas rêver. « le Togo a ses propres réalités »: six mots sacrés pour les criminels du RPT qui nous en bourrent les oreilles sous forme de menaces à peine voilées.De quelles réalités s’agit-il ? Il faut, pour le savoir,être habitant d’une autre planète que la Terre.Jésus de Nazareth,peut-être. Fichu Togo!

 

 
La J.U.D.A dénonce le massacre en Guinée et demande la démission de Dadis Version imprimable Votre adresse mail
Écrit par Rodrigue KPOGLI, Secrétaire Général de la Jeunesse unie pour la démocratie en Afrique   
30-09-2009

C’est avec colère et consternation que la Jeunesse Unie pour la Démocratie en Afrique- J.U.D.A - a appris le massacre de nos compatriotes de la Guinée.   Ce lundi 28 septembre 2009, en effet, des partis d’opposition et des associations ont appelé les populations à une manifestation pacifique contre le parjure que tente de réaliser Moussa Dadis, putschiste autoproclamé président à la suite de la disparition de l’inénarrable tyran Lansana Conté en décembre 2008. Malgré l’interdiction de la manifestation, les populations manifestement excédées par les gesticulations et autres manœuvres démagogiques et populistes de Dadis et sa bande pour s’accrocher au pouvoir, se sont massivement déplacées au Stade du 28 septembre à Conakry.

Au lieu de rassurer notre peuple en proie au doute et accablé de souffrances, Dadis a fait appel à la police et à l’armée qui, d’une cruauté sans égal, ont ouvert le feu et tiré à balles réelles sur lui. Bilan : 90 personnes tuées, des centaines de blessés voire plus.

La Jeunesse Unie pour la Démocratie en Afrique, J.U.D.A, condamne avec la dernière énergie cet effroyable massacre et réclame la démission immédiate de Moussa Dadis.

Elle exprime tout son soutien aux familles éplorées et s’incline respectueusement devant la dépouille de ces compatriotes froidement abattus par une armée qui s’est toujours illustrée comme une béquille à la tyrannie.

Cet assassinat de masse est la preuve que contrairement à ses proclamations volcaniques «j’ai la prétention de défendre les citoyens, je ne suis pas là pour détruire les Guinéens» ou «  je suis très différent des précédents gouvernants de ce pays » ou encore le fameux « je suis un patriote » inlassablement répété, Dadis n’est pas à cette place ni pour relever la Guinée ni pour la sortir de l’impunité et de l’immobilisme absolu dans lequel la françafrique et les réseaux de toute sorte l’ont plantée sous Lansana Conté. Aussi, estime la J.U.D.A, ce bain de sang n’est que la traduction de la volonté du capitaine Moussa Dadis de s’accrocher au pouvoir pour ne pas perdre les privilèges mirobolants liés à la fonction de chef d’Etat en Afrique.

La J.U.D.A exige de tout Africain conscient une ferme condamnation de ce drame, un appel à la démission immédiate de Dadis et une demande de sanctions les plus sévères à l’encontre de ces criminels qui se croient investis du droit de vie et de mort sur  nos compatriotes en Guinée.

La Jeunesse Africaine, par la modeste voix de la J.U.D.A exhorte toutes et tous à une mobilisation contre la banalisation du crime qui a assez duré en cette terre africaine razziée, colonisée, pillée, tyrannisée et où le sang ne cesse de couler pour le bonheur de ceux qui ne voient en nous que des animaux sauvages ne devant être guidés que par leurs pions.

La Jeunesse Africaine affirme haut et fort par la voix de la J.U.D.A qu’elle ne saurait s’accommoder de cet insidieux et brutal mode de gestion qui inscrit les pays africains dans une tradition primitive et caverneuse où les corps habillés sont de véritables chasseurs d’hommes.

La J.U.D.A invite le peuple noir à se débarrasser courageusement de la cuirasse de l’indifférence voire de la peur pour une solidarité agissante avec nos compatriotes de la Guinée. Par la même, elle exhorte les mouvements et associations de promotion de la démocratie et de défense des droits de l’Homme en Guinée à ne pas se laisser intimider par un homme qui manifestement a pris goût du pouvoir politique vu comme outil de bonheur personnel et clanique, et qui cherche à s’imposer par une mascarade électorale, car ils ont le soutien de tous les Africains épris de liberté, de justice, de paix et du respect de la vie de notre Peuple où qu’il se trouve.
 

 
Peuple Togolais, il est temps! Version imprimable Votre adresse mail
Écrit par Dr Edem Atsou Kwasi, Président de la Jeunesse Sans Frontière Internationale   
17-09-2009

« Mûrir, c’est le temps dont nous avons besoin pour nous apercevoir que de nouveau nous sommes dans une attitude fausse. » K. Dürckheim 

Rompre de nouveau le silence à l’heure cruciale du choix du destin collectif nous semble une exigence citoyenne et patriotique. Notre but étant essentiellement de faire prendre conscience à nos compatriotes les éléments suivants :
-    Le déterminisme métaphysique de la crise existentielle de notre pays,
-    Les conséquences métapsychologiques subséquentes,
-    L’attitude pragmatique à adopter pour triompher de la dictature néocolonialiste.
Que de choix opérés depuis l’exil de Kamita jusqu’à l’acte fondateur de la République Togolaise le 27 avril 1960 ! Près d’un demi siècle d’ « in-dépendance », le bilan est plus qu’édifiant pour oser une relecture objective et dépassionnée du chemin parcouru.

Et pour cause, l’aube qui s’est levée, loin d’être une succession d’éclairs n’est que monotone grisaille aujourd’hui enténébrée. Devons nous simplement constater notre échec et lâchement nous emmurer dans nos scenarii improductifs, ou nous faire violence pour décrypter le sens profond de notre histoire ? Il nous semble que plus que jamais, nous devons nous inscrire dans une démarche thérapeutique curative que palliative. On ne peut prétendre guérir un peuple (un ensemble d’hommes vivant en société avec une communauté d’histoire) comme on soigne une fracture, c'est-à-dire par des logiques linéaires.

La démarche est tout autre et nécessite une approche systémique voire éclectique qui intègre le mal dont il souffre dans la globalité de son histoire. Cette approche bien connue en psychologie, en psychiatrie et en métapsychologie semble cruellement faire défaut à nos analystes politiques, ce qui rend compte de l’état actuel des lieux.

1. Déterminisme métaphysique de la tragédie togolaise et conséquences   
     métapsychologiques subséquentes

Depuis l’incident fondateur du 27 avril 1960 (la mise en berne provisoire du drapeau togolais) et le meurtre mystique du Togo par l’assassinat physique mais hautement symbolique de 1963 à la date anniversaire des rois de France, le 13 janvier, de l’icône de notre indépendance, M. Sylvanus Olympio ; tout observateur averti de l’histoire politique de notre pays réalisera sans peine combien depuis lors notre peuple est subrepticement tombé dans le piège de la culpabilité et de la souffrance mortifère. Ainsi la dynamique pulsionnelle groupale de notre peuple est devenue fortement masochique. Nous nous plaisons à souffrir de bien d’injustices, remettant à Dieu le temps du salut à défaut de saboter tout ce qui peut faire échec au martyre collectif dès que notre compte personnel égocentrique n’y est pas. C’est ainsi que va se développer au fil des années dans notre inconscient collectif l’apologie du masochisme.


Loin de rentrer dans des spéculations psychanalytiques, il nous importe de brièvement expliquer ce qu’est le masochisme afin de mettre en lumière ses effets pervers dans la récurrente crise existentielle de notre Mère Patrie, le Togo. Pour mémoire, le masochisme peut se définir comme plaisir du déplaisir, c'est-à-dire une recherche consciente ou inconsciente de toute souffrance d’ordre physique, moral ou psychique. On en distingue trois types :
-    Le masochisme érogène : plaisir lié à la douleur,
-    Le masochisme féminin : passivité face à la douleur ou à toute épreuve,
-    Le masochisme moral : plaisir lié au sentiment de culpabilité ou au besoin de punition. Il s’articule autour d’une quête répétitive de circonstances donnant lieu à la souffrance.


En prêtant attention à notre vocabulaire (par exemple l’ewe et le mina), le poids du masochisme apparaît dans notre héritage phylogénétique à travers des pensées telles : Mawu la woe, elavagnon, vevessesse nyo wu ku, gbe bada nyo wu ku, dodzi, entre autres. Ces sophismes sérinés dans toutes nos familles depuis notre enfance semblent littéralement anesthésier le pôle « essentiel ou essentialiste » de notre vie. Ce qui ne cesse de nous empêcher d’entreprendre un véritable travail sur notre identité réelle et profonde (découvrir le fait que nous sommes des enfants de lumière ayant ouvert le chemin pour l’Humanité), pour sortir de l’obscurantisme entretenu dans lequel nous gisons.

Ainsi naturellement, nous abdiquons toujours, renonçant à la douleur vivifiante pour la souffrance mortifère, tout en justifiant notre incapacité par le déterminisme extérieur des difficultés qui s’offrent à nous. C’est là tout le nœud de notre mal, le lit de notre vulnérabilité et la faille de notre psychosociologie. Ce qui ne cesse de faire de nous des êtres passifs enclins à une soumission béate, faisant ainsi nôtre l’attentisme (patience passive non intrépide) qui est le lit du pacifisme plaintif. Ces sophismes ont contribué à la culture de la peur, du faux semblant et de l’intérêt personnel ; privilégiant les espaces privé et professionnel au détriment de l’espace social et citoyen. La conséquence en est le déficit de civisme.


Les complaintes et les invectives, la non reconnaissance de l’autre comme maillon de la chaîne de liberté, les partis pris ou guerres de chapelle, le déni de discernement, la compromission, la détraction, la duplicité, la félonie et leurs corollaires sont autant d’expressions du masochisme et constituent le véritable handicap de poids à notre lutte pour la Libération Nationale (l’Indépendance) et la renaissance kamite.


Le masochisme est le narcissisme du pauvre (faible), révélant par là un besoin d’exister par la souffrance, un aveu d’impuissance et de mise en échec de soi. Après environ un demi siècle d’ « in-dépendance » et de meurtre apparent du « Sphinx kamite », il est temps que chaque togolais où qu’il soit réalise que nous devons impérativement nous départir du poids de la culpabilité transgénérationnelle et sortir de la malédiction de l’autopunition et de la passivité face à l’adversité. Il est temps pour nous de nous affranchir des sophismes de notre éducation pour réaliser que toute vie rime avec trois espaces imbriqués de responsabilité.

L’espace privé, l’espace professionnel et l’espace social. Pour qu’advienne notre Libération Nationale (Indépendance), nous devons tous investir le troisième espace, celui de l’intégration sociale et du bien commun, qui permet que chaque citoyen devient véritablement notre prochain. Dès lors le civisme s’ancrera et fleurira au cœur de notre éthique. La culture du troisième espace nous ouvre véritablement sur la dimension systémique de notre lutte, réalité aujourd’hui sans visibilité comme en témoignent les calculs politiciens partisans que nous offrent les supposés représentants de notre peuple.

2. Quelle stratégie pour faire aboutir la lutte pour la Libération Nationale (Indépendance) ?
L’aube qui s’est levée le 27 avril 1960 pour notre pays, loin d’être une succession d’éclairs, n’est qu’épais brouillard aujourd’hui. Le Togo semble ainsi sans horizon, confronté à une triple crise identitaire, éthique et managériale. A l’heure d’un choix décisif pour notre Avenir, tout porte à croire que l’ignorance semble tristement présider le choix des solutions avec le risque de ne point sortir de l’ornière.

Les dernières évolutions de l’actualité politique de notre pays nous interpellent avec gravité. Les derniers accords de Ouagadougou, l’enlisement actuel de la CENI à peine installée, l’impossible alliance stratégique au sein de notre opposition, la prostitution politique de ceux qui dès octobre 1990 ont usurpé et galvaudé la lutte patriotique de notre jeunesse, les manœuvres actuelles des forces rétrogrades et déshumanisantes coalisées avec la « maléfique pieuvre » nous obligent à de nouveau lever la voix pour des choix stratégiques.
Notre Victoire est inexorable car rien ne peut arrêter l’horloge de la Nature. Peuple togolais, il est temps, oui, il est vraiment temps ! Si les contingences au moment où elles s’imposent à nous ne disent pas tout, c’est dire que le sens des événements dépend de notre regard et de la qualité de notre écoute. Pour ne pas rater le rendez-vous de l’histoire en 2010, nous devons résolument nous inscrire dans une démarche holistique qui intègre toutes les dimensions de la triple crise identitaire, éthique et managériale que connaît notre pays depuis bientôt un demi siècle.


Les enjeux devant nous en 2010 vont au-delà des apparences effarantes actuelles. Il y a une dimension spirituelle et métaphysique à ne pas occulter et dont quelques uns parmi nous ont la mesure. Peuple togolais, il est temps, non pas par notre force, mais par la volonté de Dieu de se servir des disciples prêts après ton éprouvant chemin initiatique de 52 ans. Les verrous sauteront et cela ne tient qu’à la convergence de nos énergies respectives. Aujourd’hui, il urge que nous nous accueillons les uns les autres, différents et semblables, complémentaires et concurrentiels, pour opérer ensemble le choix citoyen et républicain du pragmatisme, seul gage de notre Victoire. Cela ne se peut qu’avec des hommes éprouvés  et avisés,  visionnaires, fervents et intrépides, prêts au don de soi pour affronter la « maléfique pieuvre » représentée par la dictature néocolonialiste. L’heure est à la folie prévoyante et ambitieuse, véritable expression du patriotisme éclairé.


Notre expérience et notre connaissance de la classe politique togolaise nous amène à clairement opter pour celui des candidats qui au long des années semble avoir connu la via dolorosa régénératrice, s’est fait humble et plus proche de par l’épreuve de nos légitimes aspirations de liberté et de mieux être. Nous devons dépasser nos préjugés et nos réticences pour dans un élan citoyen faire massivement bloc derrière l’homme de la situation, l’intrépide qui a l’expertise requise pour coordonner cette délicate et stratégique phase de notre combat pour plus d’humanité et de citoyenneté au Togo.


L’objectif est à portée de main car nous disposons de l’expertise nécessaire pour relever le défi de la refondation morale, socioéconomique et politique de notre pays. Nous sommes un réseau d’experts d’horizons variés au sein de la diaspora et sur le territoire national à pied d’œuvre, aux côtés de l’homme qui nous semble idoine pour nous approprier l’inexorable Victoire du peuple togolais.
A tous nos amis de lutte du campus de Lomé lors des mouvements estudiantins de 1990 -1991 épars dans le monde, à tous ceux avec qui nous avons travaillé de 1991 à 1998 à la tête de la Jeunesse Sans Frontière Togo ; à tous ceux avec qui nous avons collaboré en tant que médecin dans les différentes institutions du Togo, à tous ceux qui nous ont connu tout au long de notre parcours ; nous rappelons l’idéal qui a sous tendu notre engagement patriotique ensemble partagé.

C’est pour toutes ces raisons, que nous lançons un vibrant appel à tous nos compatriotes de tous les horizons, spécialement les militaires, les enseignants, le personnel de la santé pour qui nous prévoyons un statut particulier dès la mise en place des institutions démocratiques au lendemain du triomphe du peuple togolais. Notre appel est aussi pressant à l’endroit de nos paysans déshumanisés et instrumentalisés, aussi bien que de nos frères et sœurs réduits à l’indigence, et spécialement à notre jeunesse (notre Aurore), grande victime  du génocide à bas bruit de notre peuple.


Peuple togolais, il est temps de comprendre que l’on ne pourra jamais faire des greffes d’histoire (la Commission Vérité, Justice et Réconciliation devra restituer si elle en a le courage la vérité historique de notre pays) !


Peuple togolais, il est temps que tu réalises que c’est sur l’arrière plan d’une déviation qu’on peut devenir conscient du véritable chemin, ce qui laisse saisir que ton égarement est loin d’être un destin fatal !


Peuple togolais, il est temps d’ouvrir la porte du mystère, du secret de ta longue marche destinée à te faire réapproprier ta Lumière symbolisée par notre monument de l’Indépendance !


Peuple togolais, il est temps de choisir OBUTS (Organisation pour Bâtir dans l’Union un Togo Solidaire) et voter M. Agbéyomé Messan Kodjo pour sortir de l’ornière et du piège du masochisme en 2010 ! Fédérons nos énergies au-delà de nos sensibilités politiques avec OBUTS,  et ensemble oeuvrons âprement cœur à cœur pour la Libération Nationale !
« Jamais la mer ne séchera », ainsi en est il de l’Amour tout autant que de notre engagement patriotique pour le Togo !
Vive le Togo libre pour que vive le « Sphinx kamite » !

 

Dernière mise à jour : ( 17-09-2009 )
 
Pourquoi voter pour Kofi Version imprimable Votre adresse mail
Écrit par Nadim Michel KALIFE   
08-09-2009

Le 1er problème qui nous pend au nez pour les prochaines élections présidentielles au Togo, c'est que la grande majorité des électeurs ne connaissent pas encore la dimension de ce personnage, Kofi Yamgnane, qui est exceptionnel pour notre pays, alors que le Togo a vécu dans la médiocrité depuis 1975, date de la dérive dictatoriale d'Eyadema qui a asservi nos populations, en les soumettant à la pensée unique du RPT, laquelle ne faisait que glorifier le "dieu Eyadema", qui avait droit de vie et de mort sur tous les Togolais vivants au Togo. Tout émanait de lui...Il n'y avait plus d'esprit de discernement, sous peine d'emprisonnement et d'Agombio...

C'est cette terreur permanente sur les esprits qui avait étouffé la conscience de tous nos jeunes qui faisaient encore leurs études durant toute cette époque comprise entre 1975 et 1990.
Cette pensée monolithique et de terreur les a empêchés d'acquérir pleinement l'esprit critique qui permet à tout Homme de discerner par lui-même entre le bien et le mal, et de suivre son propre chemin de vie en toute liberté de conscience.

C'est aussi au cours de cette période que des milliers de cadres compétents ont dû quitter le Togo pour obtenir la reconnaissance de leurs mérites propres à l'Etranger, où leurs enfants sont restés. Cela fit perdre toutes leurs compétences à notre pays.

Certes, peut-on penser que Kofi semble arriver un peu tard pour remédier à tout ce chaos dont souffre notre pays. Mais nous pouvons tous ensemble combler ce retard : pour cela, il suffirait que tous les patriotes qui recherchent le bien du pays, au dessus de leurs ambitions personnelles, s'engagent, avec force et vigueur, à créer autour d'eux, de multiples réseaux de diffusion de l'espérance que ce candidat exceptionnel apporte au peuple togolais. C'est un gros travail et un grand sacrifice que chaque patriote peut faire pour mettre en valeur le potentiel exceptionnel de ce Kofi, qui n'a pas son égal au Togo. 

En effet, je pense, dans mon désespoir, que c'est la Providence qui nous l'envoie, et c'est pourquoi je me suis jeté, corps et âme, dans ce défi électoral qu'il faut gagner avec Sagesse, car c'est la sagesse de nos actes qui nous permettra de combler le retard de Kofi sur la scène politique par rapport aux autres candidats, déjà connus depuis 1990, soit avec 19 ans d'avance sur lui. Mais, Le Cid disait : "La valeur n'attend point le nombre des années". Et je crois en la valeur de Kofi !

Et pour commencer à combler ce retard, il nous faut atteindre l'ensemble des Intellectuels de notre pays, qui sont à même de comprendre la vraie réalité des enjeux politiques. Ils comprendront qu'il ne faut pas recommencer à miser sur une équipe qui a déjà perdu plusieurs fois aux élections présidentielles précédentes, alors que tout le monde la donnait gagnante. Ce barrage électoral existe et tout le monde le sait et se tait : alors, pourquoi persister à refaire le même geste si c'est pour perdre à nouveau ? Evitons donc, à nouveau, ce suicide collectif !

Cette fois-ci, il nous faut contourner cet obstacle !... et le seul qui soit capable d'y parvenir, parmi tous nos candidats déclarés [et pour cela il faut savoir être réaliste et ne plus rêver que l’UFC pourrait encore gagner…], c'est Kofi Yamgnane, le fils du village Bassar de Bangéli, qui est à la fois un grand Intellectuel, ingénieur des Ponts et Chaussées, et qui de surcroît, connait bien la vraie politique, celle qu'il a pratiquée à haut niveau dans le pays des Droits de l'Homme, la France. Il y a exercé toutes les fonctions démocratiques de chef de service public, et notamment de Maire de St Coulitz, de Conseiller Général de la Région du Finistère(dont le budget est de 3 fois supérieur à celui du Togo), de député socialiste soucieux du bien-être des plus démunis et d’une plus grande justice sociale, ainsi que de Ministre du plus grand Président de la République française, François Mitterrand ! Il sait gouverner.

En effet, Kofi sait gérer un Etat moderne, et l'on n'aura plus à subir la mauvaise gouvernance pratiquée au Togo depuis 1975, ce qui nous a ruinés, comme dans la plupart des pays d'Afrique. Kofi a su acquérir et pratiquer le respect de la chose publique, et il sait ce que le mot REPUBLIQUE veut dire, au niveau du respect de la dignité humaine, comme au niveau de la gestion des fonds publics et du Budget de l'Etat.  Avec lui, au moins, le Peuple Togolais sera garanti de bénéficier de toutes ses richesses nationales ainsi que de toute l'aide publique que le Togo recevra des bailleurs de fonds et des pays amis. Nous serons vite remis debout…

De plus, avec Kofi, toutes les méfiances tribales et claniques seront effacées d'un revers de la main, car ces mesquineries-là ne l'intéressent pas ! Il est au dessus de ces bassesses. Et surtout, Kofi est au-dessus de toutes ces démêlées tribales qui ont empoisonné la vie publique togolaise depuis 20 ans, ce que Eyadema avait su instaurer comme méthode de gouvernement, pour pouvoir régner sans partage, en divisant les Togolais sur des bases ethnicistes et régionalistes.
               A présent, comment faire pour rattraper le retard de Kofi?
               Je répondrai qu'il n'est jamais tard pour bien faire!

Et ce sont nos Intellectuels qu'il faut d'abord sensibiliser parce qu'ils sont normalement au dessus de cette mesquinerie ethniciste. Il s'agit notamment de nos avocats, nos médecins, nos professeurs d'école, de collège, de lycée et d'université,  ainsi que de nos journalistes et de tous les autres diplômés que je n'ai pas eu la présence d'esprit de citer (qu'ils me le pardonnent...).

Il faut les sensibiliser sur la probité morale et intellectuelle de ce candidat d'exception, Kofi, que nous vons la chance de voir apparaître sur notre scène politique à un moment où 98% des Togolais sont désespérés de voir leur pays continuer à s'enfoncer dans le chômage et la misère, les 2% restants étant composés des privilégiés qui profitent du régime au pouvoir.
                 Est-ce que la Providence nous entendra cette fois-ci?

Et je répondrai "OUI", si tous ces Intellectuels auxquels je lance mon appel le recoivent, ne fût-ce qu'à 2/5, en ayant le courage et l'audace de répercuter ce message autour d'eux. Sinon, il faut qu'ils sachent bien que le barrage électoral subsistera pour l'ancienne équipe de Gilchrist, comme par le passé, car il n'y a pas de raison que ça change... Des exemples vivants sont là pour le confirmer autour de nous!

Alors que si le Peuple Togolais se range derrière Kofi et non plus Gilchrist, Kofi se fera plus facilement accepter pour l'alternance politique au pouvoir, sinon Kofi saura autrement mieux mobiliser l'opinion publique internationale, grâce à ses grandes relations acquises au cours de son expérience politique française, et que personne d'autre n'a jamais eues et n'aura plus jamais après lui. C'est pourquoi je vous dis que c'est un être d'exception pour tous les Togolais!

Et je me permettrai même jusqu'à conseiller au Président Faure ainsi qu'au Grand frère Gilchrist, de soutenir ensemble la campagne de Kofi parce que c'est le seul capable de sortir notre pays du gouffre où il est noyé, en ayant le savoir faire pour  réconcilier TOUS LES TOGOLAIS, ce qui est à la base même de tous nos problèmes !
En effet, personne ne le jalouse et personne ne lui reproche quoi que ce soit ni personne n’a peur avec lui d’une quelconque représaille ni vengeance, et tout le monde sait qu'il est un homme bon et capable de bien gérer le pays en faisant appel à toutes les compétences nationales, sans discriminations. Il est capable  de remettre le Togo debout en 5 ans, le temps de son mandat!
Et après, une fois les Togolais réconciliés, les Togolais de l’Etranger seront autorisés à voter comme ceux résidant dans le pays, puisque tous les Togolais se sentiront libres de s’exprimer et égaux entre eux, sans discrimination ni exclusion. Ils n’auront plus peur durant les élections, les gens ne fuiront plus leur pays, et tout le monde pourra y participer et s'y présenter, chacun montrant ce dont il est capable, comme dans les pays démocratiquement avancés. Le Togo servira d’exemple pour toute l’Afrique, aux yux du monde entier. Ce sera la Renaissance togolaise.

Et pour vous en convaincre, il faut savoir, en toute franchise, que Kofi n'inspire pas, pour les électeurs du Nord ni pour l'Armée, la peur des représailles que Gilchrist leur inspire à tous, à travers ses propos tenus en 1991 et à travers sa propre histoire familiale. De même, il n’inspire pas aux électeurs du Sud une quelconque peur de la répression, bien au contraire. Kofi inspire vraiment confiance à tous, du Nord au Sud : alors, pourquoi ne pas le choisir pour réconcilier tous les Togolais sous sa présidence ?

C'est ainsi, il faut le reconnaître et ne pas se voiler la face comme l'autruche! ça suffit de vouloir toujours maintenir ce peuple dans la misère croissante et dans la souffrance, à cause de certaines ambitions personnelles ! Arrêtons de nous mentir à nous-mêmes, et tournons la triste page du passé. Kofi saura ramener le réconfort et son corollaire, le vrai pardon, dans toutes les familles attristées. Le sourire sur les lèvres et la joie dans les cœurs de tous les Togolais, referont du Togo le pays bonheur de l’Afrique.

De ce fait, je pense qu'aux prochaines élections, Kofi obtiendra autant de voix dans le Sud que dans le Nord du pays, ce qui permettra au monde entier de constater qu'avec Kofi, le Togo est capable de dépasser la division Nord/Sud constatée dans les dernières élections parlementaires de 2007. Ce constat m'avait fendu le cœur en me disant que nous n'en sortirions donc jamais de cette lutte sempiternelle entre Eyadema et Olympio, laissant le Peuple croupir dans la misère... !

Et c'est bien en mesurant l'impact positif de Kofi sur la solution de ce problème proprement  Togolais de division Nord/Sud, que je me suis dit que c'est l'Homme qu'il nous faut: ECCE HOMO...!

Avec Kofi, il n'y aura plus ces suspicions ethniques qui nous divisent et empoisonnent nos relations quotidiennes dans la capitale ! Y en a marre… Et je puis vous l'assurer, moi, qui ne suis d'aucune des ethnies togolaises, mais qui me sens fondamentalement Togolais en mon âme et conscience, jusqu'à être prêt à donner ma vie pour que le Togo revive debout dans l'Amour qui doit réunir tous mes compatriotes, à quelque ethnie qu'ils appartiennent.

Allons donc, mes frères et sœurs Togolais, du Nord au Sud, ressaisissons-nous et retroussons nos manches pour remettre le Togo DEBOUT, avec Kofi !
Disons OUI à Kofi !
NOUS TOUS POUR KOFI et KOFI POUR NOUS TOUS !
 

 
Le fils Bongo hérite du contrat de métayage de son feu père Omar Bongo Version imprimable Votre adresse mail
Écrit par Rodrigue KPOGLI, Secrétaire Général de la Jeunesse unie pour la démocratie en Afrique   
03-09-2009

Voilà ! C’est fait. Ali Ben Bongo, le fils du vieux crocodile françafricain décédé en juin dernier après 41 ans de règne, est officiellement reconnu président du Gabon. Les résultats du cirque électoral ont été proclamés ce midi et au nom du père et avec l’onction de la France, le bonhomme aux cheveux défrisés l’emporte avec 41,73% devant André Mba Obame et Pierre Manboundou.  La monarchie est désormais établie au Gabon. En tout cas, pour le moment. Faure Gnassingbé du Togo a trouvé de la compagnie. Et le rang de ce mouvement ira en grossissant avec la maturation à l’ombre de projets similaires pour d’autres territoires africains avec le concours total de la France et de toutes les forces néo-impériales pour qui la « démocratie est un luxe pour l’Afrique ». En clair, l’humiliation, le viol des Africains et le pillage de leurs terres ne doivent jamais avoir une solution de continuité.

A la veille de ce cirque électoral, quelques hypocrites et cyniques drapés de leurs toges de journalistes, faisant semblant d’ignorer que le choix d’Ali Bongo était un acquis, demandaient à leur douce France de rester neutre dans le processus électoral au Gabon. Certains, doublement cyniques, à travers des articles clairement ambigus, faisaient semblant d’appeler la France à soutenir la démocratie dans ce pays. Toutes ces proclamations et exhortations visaient à se donner bonne conscience et à clamer au moment opportun que seuls les Gabonais ont choisi de monarchiser leur pays alors que la France y a été impartiale ou qu’elle y a même soutenu la démocratie.

Dans le même temps, on n’a cessé d’écrire, de dire, images à l’appui qu’Ali Bongo est « le favori pour diverses raisons » de ce scrutin. Cette incessante affirmation qui, en réalité, était la décision définitive de l’Elysée et de ses alliés multinationales, a fini par énerver Pierre Manboundou qui dans une sorte de rugissement de tigre édenté, a assené le 19 août 2009 à Sylvain Attal de France24 que « Ali Bongo n’est favori de personne ici au Gabon. Il faut que cela soit clair. Il est peut-être favori pour France24 mais pas pour les Gabonais». Jolie mise au point. Mais, Monsieur Manboundou, les jeux étaient faits depuis longtemps à l’Elysée et ailleurs sans le consentement des Gabonais, d’ailleurs « immatures pour la démocratie » à l’instar des Congolais, des Camerounais, des Togolais, des Burkinabé, des Tchadiens…

Aujourd’hui, après le Congo où Sassou Nguesso est reconduit tranquillement au pouvoir, le Niger où Mamadou Tandja a défait les fragiles institutions les unes après les autres, Total, Areva et les vautours mafiafricains viennent de réaliser la succession dynastique au Gabon comme hier, au Togo. Pour arriver à leurs fins, ces vampires ont gonflé le corps électoral porté à 820.000 électeurs sur une population réelle d’environ 1,3 millions. Ils ont ensuite utilisé tout le pouvoir financier que leur a procuré le long règne du pion Bongo Ondimba qui a pris le soin de préparer soigneusement et patiemment sa succession. Ils ont utilisé l’armée avec la complicité du 6è BIMA et de la base aérienne française pour terroriser les patriotes en agissant sur les leviers de la répression et des intimidations. Ils ont fait recours à l’usuelle pratique du bourrage d’urnes. Ils ont aussi et surtout utilisé les médias nationaux et internationaux pour faire l’idée que quoiqu’il se passe, Ali Bongo était le favori, malgré les contestations dont il est l’objet dans le pays y compris jusque dans le parti de son père, le PDG (Parti démocratique Gabonais) dont le bilan est plutôt catastrophique malgré l’énormité des richesses de cette partie de la terre africaine. Malgré les 41 ans de  Bongo, voilà que les Gabonais en redemandent. Tout ceci pour faire passer les Noirs pour des grands enfants inconscients ou des bêtes insensibles à la douleur et qui « votent » pour leurs propres bourreaux.

Dans cette conquête qui n’en est pas une dans les faits, tous les réseaux ont été mobilisés pour avaliser le fils à papa au sommet du pays. Change-t-on une équipe qui fait gagner ses propriétaires et parrains? Evidemment pas !

Omar Bongo Ondimba, en bon pion français a passé toute sa vie à financer les partis politiques en France de l’extrême gauche à l’extrême droite au point de trouver inutile voire dangereux de bâtir un centre de santé digne de ce nom pour ses propres besoins et ceux de son clan dans son pays natal. Lui, Omar qui a tout donné à la France, n’avait pas supporté l’ingratitude de celle-ci. Et, pour sanctionner les révélations de ses turpitudes financières et l’étalage de ses biens mal acquis en France, Omar Bongo est parti mourir en Espagne. Aller mourir non pas en France, mais ailleurs était le châtiment le plus infâme qu’en digne fils, le nano-président a estimé infliger à son mentor. Quel intérêt ont-ils, tous ceux-là qui ont volé, appauvri les Gabonais et financé leurs outils politiques ou se sont enrichis de rompre le cycle ? Aucun ! Et la meilleure façon de s’assurer que les richesses de cette partie de l’Afrique restent leur propriété exclusive, c’est de confier le contrat de métayage du père au fils.

Tous les Africains sont interpellés par la dérive monarchique en œuvre aujourd’hui en Afrique. Les réactions doivent être fortes et radicales. Car, de la façon dont un peuple, dans son entièreté se comporte face aux affronts et déstabilisations qu’il subit dépend leur perpétuation ou non. Le peuple noir ne peut pas et ne doit pas continuer à être l’oiseau qu’on plume pour couvrir les autres. A force de se laisser plumer, nous finirons tous nus. De tout temps, l’Afrique a servi et nourri les autres et pas les Africains eux-mêmes.

La concurrence liée aux enjeux du monde d’aujourd’hui va de toute évidence aggraver la situation de l’Afrique.  C’est là que le peuple noir doit sortir de ses gongs et travailler pour mettre hors d’état de nuire tous les guignols qui, au terme d’incessants viols, sont faits « gouvernants » avec comme cahier de charges de continuer l’œuvre coloniale de la démolition de la société africaine. Ce combat ne sera pas de tout repos. Il sera périlleux, mais c’est le nécessaire et unique chemin pour le peuple noir d’espérer guérir les douleurs à lui infligées par la complicité de certains de ses propres fils aliénés et kleptocrates s’offrant, en plus de leur incapacité, des vacances dont les frais d’hôtel uniquement vont de 655 millions CFA (Paul Biya en France) pour les uns à 750 millions CFA pour les autres (Abdoulaye Wade en Suisse et en France). 

Tous ceux-là qui vampirisent l’Afrique veulent nous convaincre que la Gabon est en paix. Qu’il y a des acquis à consolider et que pour ce faire, il ne faut pas bousculer les choses. On intime subrepticement l’ordre à nos compatriotes du Gabon d’accepter le « changement sans la révolution ». Non, la paix est multidimensionnelle. La paix ne signifie pas seulement l’absence de conflit armé. Un pays où les personnes dorment le ventre vide, où les enfants n’ont pas accès aux soins et à l’éducation scolaire, où les infrastructures sont absentes, où les transnationales peuvent détruire l’environnement et piller les richesses du peuple, où des bases militaires stationnent depuis des décennies, où les dirigeants sont des pions soutenus mordicus contre le peuple n’est pas en paix. Des pays dont l’économie et la monnaie ainsi que les avoirs extérieurs sont détenus par les autres n’est pas en paix.

C’est là qu’il faut convoquer nos prédécesseurs : les Olympio, Lumumba, Nkrumah, Sekou Touré, Steve Biko, Um Nyobè, Ouandié, Félix Moumié, Anta Diop, Thomas Sankara, Tavio Amorin... Ils doivent même nous inspirer dans nos initiatives. Car, le combat n'a pas abouti ; il n'est pas achevé. Depuis leur tombe, il faut leur demander la passation du flambeau. A notre génération de se montrer digne de marcher dans leur sillage afin que leur mort ne soit pas vaine et rompre définitivement avec les indépendances fictives qui servent à imposer au peuple noir des pions de la trempe de Gnassingbé et fils, de Bongo et fils et d’autres encore ... au travers desquels l’humiliation et le saccage de l’Afrique se perpétuent.

 

Dernière mise à jour : ( 03-09-2009 )
 
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