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Question de l'armée: Faure a présidé lundi le Conseil supérieur de la fonction militaire Version imprimable Votre adresse mail
23-12-2008

Faure Gnassingbé a présidé le lundi 23 décembre le Conseil supérieur de la fonction militaire (CSFM) à l’Etat major des FAT (Forces armées togolaises).

C’est la première session du CSFM depuis sa création par décret présidentiel le 27 janvier 2008.

Le CSFM regroupe les représentants des différents corps de l’armée (terre, air, marine, gendarmerie).  C’est une instance de consultation pour toutes les questions relatives aux FAT, une «instance de dialogue qui se veut le cadre institutionnel de référence au sein duquel seront désormais examinés les problèmes spécifiques à la fonction militaire», comme l’a déclaré le président à l’ouverture.

Cette institution entre dans le cadre de la politique de modernisation de l’armée.

L’armée constitue une question épineuse dans la situation politique togolaise. Omniprésente sur la scène politique depuis l’assassinat politique du père de l’Indépendance togolaise, Sylvanus Olympio, l’armée togolaise n’est jamais en réalité restée dans les casernes, faisant irruption sur la scène politique pour sauver la mise au général Eyadema, notamment en octobre 1991 par un coup de force contre la Transition sortie de la Conférence nationale souveraine.

Son intervention la plus retentissante sur la scène politique eut lieu à la mort du général Eyadema quand elle a porté son fils Faure au pouvoir au mépris de la constitution en février 2005. Les violations massives des droits de l’homme qui ont jalonné la présidentielle d’avril 2005, soit près de 400 à 1000 morts selon les différents rapports des organisations des droits de l’homme, ont été portées à son actif.

Malgré la volonté de Faure Gnassingbé de moderniser les FAT, elles demeurent toujours impliquées dans l’organisation de la société.

Plusieurs militaires occupent toujours des fonctions civiles nonobstant la loi qui veut que tout militaire d’active démissionne avant d’occuper une fonction civile.

Le ministre de la sécurité Atcha Titikpina est un colonel de l’armée ; les Directeurs du Port autonome de Lomé sont des officiers supérieurs de l’armée ; l’Agence nationale de sécurité alimentaire (Ansa) est dirigée par le colonel Ouro-Koura Agadazi, etc.

Les maux qui minent actuellement le football togolais, sont la conséquence directe d’une longue gouvernance du football par l’armée. Ce qui veut tout dire : la gouvernance militaire n’est pas le plus souvent une réussite.

Tous les analystes s’accordent qu’en dépit de toutes les apparences, le régime togolais est un régime essentiellement militaire. Corps le mieux organisé de la société togolaise, loin devant la puissante église catholique, l’armée togolaise semble avoir encore son mot à dire sur le processus politique en cours. Une probable fin de crise se traduirait par le retrait de l’armée.

Forte de plus de 13.000 hommes, l’armée togolaise est avant tout une armée composée de 80% d’hommes originaires du Nord, dont la majorité vient de la région  du président de la République Faure Gnassingbé.

 

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Dernière mise à jour : ( 23-12-2008 )
 
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